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Par Laurent Denis, le 14 mai 2007.
Avertissement: la migration du RGAA vers un nouveau site pour la publication de sa version finale étant en cours, les liens ci-dessous ne sont plus disponibles. Vous pouvez cependant vous reporter à la version de l'appel à commentaire au format PDF.
Aujourd'hui est officiellement ouvert en accès public un outil majeur pour l'accessibilité, à la création duquel j'ai eu la chance de participer activement ces derniers mois: le Référentiel Général d'Accessibilité des Administrations, pour lequel la Direction Général de la Modernisation de l'Etat (DGME) avait fait un appel d'offres auquel ont répondu Tektonika et Temesis.

Tout en laissant à Elie Sloim et à Aurélien Levy, qui furent les autres piliers de cette entreprise avec Alain Simeray et Agnès Brouard, le soin de vous décrire la démarche, la philosophie de cet outil et sa structure détaillée, je souhaiterai ici pointer plus précisément, à travers quelques exemples, certains aspects à mes yeux exemplaires, ou au moins significatifs de la méthode de déploiement WCAG que nous avons souhaité proposer.
Vous retrouverez dans le RGAA les 14 directives WCAG1.0 et leurs 65 points de contrôle, jusqu'au niveau AAA et dans une structure identique. Ce choix d'une structure reprenant celle de WCAG1.0 était pour nous un facteur clé de rigueur du document et du respect des normes internationales.
Ceci explique le traitement spécifique des points de contrôles temporaires de WCAG1.0, dont certains ne sont plus justifiés aujourd'hui, en raison des implémentations dans les agents utilisateurs ou des pratiques. Certains points sont donc déclarés explicitement obsolètes (au sens W3C du terme), et en particulier l'utilisation du texte par défaut des champs de formulaire pour en indiquer la fonction : il s'agissait de tenir compte de l'évolution des implémentations dans les aides techniques, mais aussi de la difficulté que l'on peut avoir parfois dans un lecteur d'écran à identifier la présence de contenus par défaut non anticipables dans un champ de formulaire, avec le risque qui en découle d'y ajouter sa propre saisie et de soumettre des données aberrantes. Notons que, de manière complémentaire, le rôle du title des champs de formulaire comme substitut possible des labels a été pris en compte suite aux avancées WCAG2.0
Inversement, certains de ces points temporaires ont fait l'objet d'une remise à jour et non d'une déclassification. Reste donc notamment applicable, mais dans une optique actualisée, la séparation visuelle explicite des liens adjacents. Sur ce dernier point, vous constaterez en effet la disparition du fameux caractère imprimable
de séparation des liens adjacents (justifiée par les implémentations), au profit d'une gestion aussi complète que possible de la séparation visuelle et graphique des liens, toujours pertinente pour de nombreux utilisateurs handicapés visuels en particulier.
Pour compléter ce premier trait caractéristique du RGAA, il faut insister ici sur le sens précis des qualifications de tests, tel qu'il est explicité dans le glossaire du référentiel :
- Obligatoire
- Un test obligatoire pour la version annuelle du référentiel concernée doit être validé.
- Recommandé
- Un test recommandé pour la version annuelle du référentiel concernée peut ne pas être validé. Cependant, sa validation constituera une amélioration importante, et permettra d'anticiper les exigences ultérieures du référentiel.
En fin du premier cycle de déploiement qui va s'amorcer, les recommandations ne devraient donc être enfreintes que de manière exceptionnelle et motivée par des contraintes de production :
Ce niveau de préconisation signifie qu’il peut exister des raisons valables, dans des circonstances particulières, pour ignorer la règle édictée, mais les conséquences doivent être comprises et pesées soigneusement avant de choisir une voie différente.
Cest bien le niveau AAA qu'il s'agit d'atteindre autant que possible, et de gérer de manière suivie, au plus près.
Les trois niveaux de priorité WCAG sont naturellement inchangés, et ont été l'un des éléments clés dans la répartition des différents tests unitaires sur la durée maximale de 3 ans prévue dans le cadre du RGAA. Il faut cependant souligner que le but de cette répartition n'est pas de faire coïncider les années de déploiement avec un éventuel passage successif par les niveaux A, AA et AAA : le déploiement annuel est en effet un arbitrage nécessaire entre niveau de priorité, difficulté de mise en oeuvre et difficulté de test, tenant compte de contextes de production extrêmement variés.
A titre d'exemple, le déploiement des alternatives textuelles a fait l'objet d'une réflexion particulièrement approfondie, et d'ailleurs de longues discussions au sein du collège d'experts qui ont participé à la première phase de commentaires sur le document. La progression proposée n'exigeant pas la mise en place immédiate d'alternatives pertinentes, en une seule étape, récapitulons ici le déploiement proposé concernant les images :
map, boutons, images générées via javascript).Il s'agit donc d'obtenir le niveau d'accessibilité requis au terme du cycle, via des gains substantiels chaque année. L'accès à l'information est amélioré de manière régulière, en tenant compte de difficultés telles que la formation des rédacteurs de contenus, qui produisent ces alternatives, ou l'évolution des outils de back office qui vont les assister dans cette tâche. Enfin, rappelons que ce cycle de 3 ans n'est qu'une des méthodes de déploiement possibles, et qu'il reviendra à chaque responsable de projet de déterminer ce qui peut être anticipé à chaque étape (parmi les critères "recommandés"), ou d'opter pour une prise en compte immédiate de l'ensemble des critères.
Un autre trait important que je souhaiterais relever est l'incitation à la prise en compte globale des problématiques d'accessibilité de contenu. A titre d'exemple, un test précis (1.1.14, Longueur des contenus d'attribut alt.) surprendra peut-être en déterminant que Si le contenu de l'attribut alt est le plus concis possible, le test est validé
. Il n'y a donc pas de limite chiffrée de longueur des alternatives d'images, ni d'ailleurs des libellés et title de liens (test 13.1.5, Longueur des intitulés de liens), mais une contrainte qui permet de tenir compte du contexte précis du contenu: être le plus concis possible.
Ce choix a été motivé par :
Dans le même ordre d'idées, on peut également relever ici le caractère uniquement recommandé du déploiement du balisage abbr et acronym, étant donné les problèmes de gestion rédactionnelle qu'ils posent, à mettre en lien avec le point de contrôle 14.1 Utiliser un langage clair et simple et le rôle du glossaire : la gestion de cette problématique des contenus à expliciter ne doit pas être une série de "patchs" ponctuels, mais une démarche menée à travers l'ensemble de la gestion des contenus, dans laquelle ce glossaire et la prise en compte des alternatives en contexte jouent un rôle essentiel.
Par ailleurs, les contenus Web ne s'arrêtant pas à la page HTML, il faut mentionner la problématique spécifique des documents PDF, ou encore celle de interfaces spécifiques aux objets programmables : ces points de contrôle sont autant de premiers pas vers la vaste entreprise de travail documentaire et pédagogique à mener plus précisément sur ces contenus (entreprise pour l'instant au-delà du champ donné à cette version du RGAA).
Enfin, on ne peut manquer de rappeler que la problématique de l'accessibilité n'est pas uniquement celle des contenus : un travail essentiel s'amorce aujourd'hui par exemple dans le domaine des outils de production de contenu, et notamment des CMS. Pour tout dire, et comme vous y invite d'ailleurs le champ Impact
de chaque point du contrôle du RGAA, c'est en réalité l'intégration de l'accessibilité tout au long de la chaîne de production dont le site Web n'est qu'un maillon qui doit être à présent notre objectif majeur, à la fois au bénéfice des utilisateurs et pour les gains induits dans la maîtrise des services en ligne côtés propriétaires et responsables de sites (A ce propos, je vous avouerais être de plus en plus convaincu et passionné par le rôle stratégique des rédacteurs de contenus, de leur formation, et de l'assistance à leur apporter via les outils de workflow et les règles éditoriales).
Notre souhait est, en fait, que le RGAA soit pour vous une invite à ce triple élargissement de la démarche d'accessibilité : à l'échelle de toutes les stratégies complémentaires au sein de WCAG1.0, puis à celle de tous vos contenus Web quelque-soit leur type, et enfin à celle de leur contexte de production et de votre maîtrise de celui-ci.
L'une des ambitions clés de notre démarche a été une certaine forme de réalisme qui, sans faire de concessions sur l'accessibilité réelle, tienne compte du succès mitigé rencontré par les méthodes du "tout ou rien".
Dans le domaine des contenus, la mise en place de descriptions audio synchronisées des contenus multimédias reste au stade de recommandation et n'a pas de caractère obligatoire final : sachant la difficulté et le coût potentiel de mise en oeuvre de cette mesure dans certains contextes, il eût été illusoire d'en faire une obligation formelle, et de courir ainsi le risque de détourner certains acteurs d'une démarche qu'ils jugeraient impraticable à partir de cette seule contrainte. Le RGAA donne à l'inverse aux sites qui en auront la capacité la possibilité de déployer cette mesure d'accessibilité, sans en faire un facteur bloquant pour les autres. Soulignons enfin que l'accessibilité réelle des contenus multimédias est dans tous les cas garantie par la mise en place des transcriptions textuelles des contenus sonores et vidéo.
De même, côté structure, la validité (X)HTML n'est requise qu'au sens de WCAG2.0 : Si les erreurs de validation ne concernent pas l'imbrication des balises dans l'arbre du document ou l'écriture des balises et des attributs, le test est validé
. L'invalidité n'est, à coup sûr, pas le chemin ni la démarche la plus avisée pour une gestion aisée de l'accessibilité, mais elle peut être une nécessité face à un blocage dans un contexte de production donné, ou encore face à un risque de surqualité. Il importait donc d'en délimiter le champ de prise en compte.
Pour le graphisme proprement dit, ceci s'illustre également en matière de gestion des contrastes de couleurs : l'outil de mesure de ceux-ci est celui élaboré dans le cadre de WCAG2.0. Cependant, le ratio à atteindre a été réduit par rapport au document du travail actuel de WCAG 2.0, passant de 5 à 4 : cette valeur déterminée en fonction de l'expérience experte ouvre en effet la voie à une plus grande liberté de design, tout en maintenant l'accessibilité selon les différents handicaps visuels.
Enfin, pour l'aspect CSS, on peut mentionner la définition précise du critère de tolérance d'un design à l'agrandissement des tailles des caractères, ou encore... le rappel parfois nécessaire de l'admissibilité des tableaux de présentation en cas d'insuffisance des possibilités offertes par CSS.
Le périmètre du référentiel est déterminé par WCAG1.0, puisque celles-ci constituent actuellement la norme internationale en vigueur. Cependant, nous avons naturellement tenu compte à la fois des évolutions en cours d'élaboration dans le document de travail WCAG2.0, et de nos différents constats sur les usages actuels des techniques (X)HTML, CSS, javascript, Flash, etc.
Ainsi, parmi les "bonnes pratiques" récentes d'accessibilité promues par le RGAA, on peut citer l'usage du fil d'ariane, celui des liens d'accès rapide en complément des liens d'évitement, la négociation de contenus internationalisés ou encore la prise en compte systématique du media print.
Inversement, face à certaines "mauvaises pratiques", une attention particulière a été portée au besoin de favoriser des structures (X)HTML signifiantes, pertinentes et efficaces en termes d'accessibilité. C'est pourquoi, par exemple, les éléments de listes de définition sont explicitement réservés aux couples termes/définition, à l'exclusion des nombreux abus que l'on a vu fleurir ces deux dernières années, par pure facilité de codage, et trop souvent au détriment de structures plus utiles telles que les titres hiérarchiques hn et des éléments de listes. De même, le recours aux éléments de citation doit se faire de manière complète, et donc exploiter l'attribut cite pour la mention de la source lorsqu'elle existe.
On peut encore relever ici l'attention particulière qui a été portée aux mésusages des styles CSS, que l'on voit de plus en plus fréquemment devenir des facteurs d'inaccessibilités en dépit de leur rôle théorique, tels que :
content) ou surtout implicitement (background).CSS n'est en effet pas un synonyme nécessaire d'accessible, loin s'en faut : tout comme la validité du code, la séparation entre la structure et sa mise en forme n'est qu'un outil, dont il convient de faire un usage avisé, dans une démarche globale d'accessibilité reposant avant tout sur une gestion robuste des contenus.
Après le travail passionnant mené initialement avec Aurélien Levy (dont je salue la titanesque puissance de travail), Elie Sloïm et Agnès Brouard pour la rédaction des contenus, ainsi que Fabrice Bonny pour la mise en place de l'outil de gestion de ceux-ci, le tout sous le pilotage d'Elie Sloïm et d'Alain Simeray, un premier appel à commentaires restreint récemment achevé a permis d'affiner et d'enrichir le référentiel. Que tous les experts et intervenants soit ici remerciés pour leur relecture attentive et ce qu'ils ont su débusquer dans ce vaste corpus. Une phase de commentaires publics s'ouvre aujourd'hui, jusqu'à la fin juin : je gage qu'elle nous permettra de nouveaux progrès, certainement au moins du côté de la didactique et de la pédagogie, en vue de la version finale 1.0 du RGAA.
Parallèlement, des premières évaluations d'accessibilité ont déjà été menées à l'aide du RGAA, et mises en parallèle avec les différents outils européens : nous avons pu vérifier la pertinence du déploiement RGAA dans un contexte de validation européenne ou d'éventuelle labellisation nationale. De même, j'ai eu l'occasion de constater la maniabilité du référentiel dans le contexte d'études et d'audits ATAG d'outils de gestion de contenu. Comme tout autre outil, le RGAA est perfectible, mais la démarche collaborative qui a été à sa source nous a permis, il me semble, de mettre en place un outil robuste et fiable.
Je vous invite donc non seulement à découvrir et à commenter le RGAA canal Web (par les moyens qui vous sont proposés par la DGME, ou encore ici-même), mais surtout à le mettre en oeuvre. Nous aurons dans tous les cas l'occasion d'en reparler ici plus précisément dans les semaines à venir 
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Commentaires
MichCh, le 14 mai 2007
Dans ce que vous dites, il y a beaucoup de choses qui vont au contraire d'Accessiweb : est-ce que cela veut dire qu'on renonce au niveau accessiweb ?
Laurent Denis, le 14 mai 2007
Il n'y a pas de contradictions entre RGAA et Accessiweb, pas plus qu'entre RGAA et Anysurfer, par exemple (c'est un point qui a été attentivement pris en compte lors de l'élaboration). Ces méthodes répondent à des approches différentes, mais qui peuvent être parfaitement complémentaires si vous souhaitez respecter, outre WCAG, les exigences propres à un des labels nationaux existants.
Denis Boudreau, le 14 mai 2007
Bonjour Laurent et tous les autres,
Nous avons actuellement une démarche similaire au Québec, à laquelle j'ai également la chance de participer activement. Le gouvernement provincial québécois a entreprit l'année dernière de se doter d'un standard sur l'accessibilité de ses sites Web, que nous avons calqué le plus fidèlement possible sur WCAG 1.0, en essayant de reprendre certains éléments de WCAG 2 qui nous semblaient viables ou, tout au moins, suceptibles de survivre au passage des versions. Au total, 11 articles et 79 alinéas, basés sur le modèle de représentation propre à ISO.
En faisant nos travaux (qui devraient aboutir par une adoption formelle par l'ensemble des webmestres gouvernementaux à l'automne 2008), nous avons évidemment jeté un oeil plus qu'intéressé sur les critères AccessiWeb, ainsi que sur plusieurs autres interprétations locales (section 508, etc.). Notre constat a rapidement été de constater que si nous voulions assurer la crédibilité de l'exercice, il fallait tendre vers une conformité rigoureuse envers le standard du W3C, plutôt que vers une adaption localement teintée par les opinions de nos experts.
Je suis donc heureux de voir que vous avez eu la même démarche de votre côté. La communauté francophone européenne autour de l'accessibilité est si influencée par AccessiWeb que plusieurs semblent parfois oublier que le vrai standard, c'est celui du W3C, pas l'interprétation qu'en a faite AccessiWeb (ce qui n'enlève rien à la qualité de cette interprétation, bien sûr).
Quoi qu'il en soit, ce document tombe à point car dans un soucis d'arrimage entre les gouvernements, nous allons porter un oeil très attentif à vos travaux! Déjà, un doute m'assaille : le gouvernement québécois a adopté la "ligne dure" face à la conformité HTML et CSS, en imposant la perfection liée à la validité du code - ce qui corresponderait, si je ne m'abuse, à la notion Temisisienne de surqualité. Dois-je comprendre que votre inteprétation a été de dire qu'une page comportant des erreurs peut tout de même passer les tests, à condition que le concepteur ait fait les "bonnes erreurs"?
Au plaisir et toutes mes félicitations!
Laurent Denis, le 14 mai 2007
Oui, la ligne retenue a été typiquement témésienne
: éviter la surqualité.
Certaines erreurs de validité sont potentiellement "lourdes" pour l'accessibilité (lorsque l'abre du document, l'encodage ou la syntaxe sont en cause) et d'autres représentent un risque beaucoup plus limité (un ampersand dans une url, par exemple).
C'est surtout, et c'est un point majeur, la direction prise par WCAG2.0 actuellement.
Cela dit, dans la démarche et la maîtrise des processus, l'objectif de validité est le chemin le plus direct et le plus efficace. Le tout est juste de savoir quand on peut ou doit l'abandonner.
Laurent - CyberSDF, le 14 mai 2007
Ce qui serait intéressant c'est de chercher dans tout le domaine gouv.fr les sites qui sont déjà conforme et pourrais servir d'exemple aux autres
Denis Boudreau, le 14 mai 2007
> Certaines erreurs de validité sont potentiellement "lourdes"
> pour l'accessibilité (lorsque l'abre du document, l'encodage
> ou la syntaxe sont en cause) et d'autres représentent un
> risque beaucoup plus limité (un ampersand dans une url, par
> exemple).
Je suis d'accord. Certaines erreurs ont toujours été plus difficiles à justifier que d'autres...
Mais je demeure perplexe. À moins d'obtenir un consensus collectif sur quelles seraient les "bonnes" et les "mauvaises" erreurs en HTML, comment en juger de manière impartiales ?
Laurent Denis, le 14 mai 2007
La réponse donnée par WCAG2.0 a le mérite de ne pas comporter de critère subjectif : Techniques for Addressing Success Criterion 4.1.1 (WCAG2.0): s'assurer que le document peut au minimum être parsé sans ambiguïté, et sera donc potentiellement exploitable par une aide technique.
L'encodage est un second point qui peut être tranché sans détours, pour la même raison: garantir des segments de textes exploitables, par exemple par une synthèse vocale (sous réserve de la rédaction correcte, bien-sûr).
<edit>Complément: l'absence de "tri" explicite entre erreurs admissibles et non admissibles a été, pour tout dire, la première voie envisagée: un test exigeait "simplement" qu'en cas d'erreur de validité (X)HTML, il soit vérifié que celle-ci n'avait pas de conséquences sur l'accessibilité. Cette position me tentait assez, je l'avoue, car elle avait le mérite de placer clairement les responsables de site face aux conséquences de leur choix éventuel de non validité. Mais, comme la discussion l'a ensuite rapidement montré, c'est une position intenable dans le cadre d'un outil de déploiement: un test aussi ouvert n'était ni vérifiable ni unitaire.</edit>
Denis Boudreau, le 14 mai 2007
Laurent, je n'ai pas toujours accès à ton disque dur. Mais ça va, je connais le lien.
Donc, ce que tu dis, c'est que dans la mesure où un test fonctionnel complet avec une série d'outils d'adaptation serait concluante, une page comportant des erreurs html pourrait tout de même passer le test face au référentiel d'accessibilité?
Laurent Denis, le 14 mai 2007
Non, pas un test qui essaierait d'épuiser la palette des aides techniques existantes, ou seulement les plus fréquentes, ou une liste arbitraire: ça, c'est du test utilisateur et de l'optimisation, ce n'est pas de l'accessibilité WCAG.
Il s'agit plutôt d'avoir la garantie qu'au moins n'importe quel agent utilisateur (et donc n'importe quelle aide technique) conforme pourra interpréter la structure du document telle que cela a été prévu. Idem pour le contenu textuel au niveau de l'encodage. A charge pour l'outil de faire le reste, si je puis dire. Concrètement, on va donc rapporter la structure générée à la structure servie. Les conditions idéales pour l'accessibilité ne seront pas réunies, mais nous connaissons bien l'échec patent de la politique de l'accessibilité idéale, je crois...
Denis Boudreau, le 14 mai 2007
C'est clair.
Dans un autre ordre d'idées (enfin presque), serais-tu capable de m'évaluer le pourcentage d'apport au référentiel provenant de WCAG 2.0 par rapport à WCAG 1.0? Ma compréhension actuellement suite à une lecture diagonale de votre travail, c'est que le découpage de vos fiches est très axé sur les propositions de WCAG 1.0 (ce qui m'apparaît très heureux). Ai-je raison de croire que de WCAG 2.0, seules les grandes orientations ont été retenues à ce jour?
christian, le 14 mai 2007
Ce coup ci je craque :
rgaa.referentiels.moderni...
C'est une blague ou quoi Laurent ??? Et pas la peine d'argumenter sur niveau AAA et quelqu'autre argutie.
Laurent Denis, le 14 mai 2007
Ah... C'est amusant comme certains détails attirent l'attention
Plus sérieusement, le point de contrôle est assez explicite, je pense :
Je ne cacherai pas que j'étais à l'origine en faveur d'une position plus radicale... Mais le prix à payer aurait été une incompatibilité avec les méthodes de labellisation. Donc, c'est un compromis acceptable
Christian, le 14 mai 2007
J'avais bien vu la précision, mais c'est surtout l'intitulé du point de contrôle qui m'agace, quelque chose comme "Contraintes concernant les raccourcis clavier" aurait mieux convenu AMHA.
Laurent Denis, le 14 mai 2007
Très bien vu. C'est noté
Laurent Denis, le 14 mai 2007
@Denis Boudreau:
Ah... Tu as l'art de devancer les billets que j'ai programmés
Disons, en racourci pour l'instant, à la fois la démarche en effet, et certaines réponses ponctuelles et bien localisées à des problèmes criants de WCAG1.0.
Il y aurait ici beaucoup à dire sur certains aspects stratégiques de la démarche, tels que le scoping. Disons qu'il y a encore des choses dans les tuyaux : patience
keusta, le 15 mai 2007
bonjour,
interessant ces articles, mais j'ai une question :
Y'a-t-il une date butoir à la mise en place de l'accessibilité des sites d'administration ?
Laurent Denis, le 15 mai 2007
Le RGAA est conçu, selon les exigences de la loi de 2005, pour répondre aux besoins d'un déploiement modulable de 1 à 3 ans.
Mais pour le délai final d'application, ses dates et ses modalités précises, cela relève du futur décrêt d'application à paraître, et non du référentiel.
Ivan Enderlin, le 16 mai 2007
Bonjour

C'est une très très bonne nouvelle.
J'ai lu dans les commentaires (de Denis Boudreau) que le Québec suit le même chemin. Mais est-ce que d'autres pays ont également un corpus du même type ? Est-ce que la France peut influencer ces pays voisins grâce à la RGAA ? Et -- pour finir -- est-il envisagé de faire une RGAA en commun avec d'autres pays, par exemple au niveau européen ?
Bravo pour ce long travail
aurélien, le 16 mai 2007
Pour répondre à Denis, je dirais que la structure du document est basé sur WCAG 1.0 mais que son esprit est plus proche de WCAG 2.0. En sachant, qu'avec la structure actuelle en test à la sortie de WCAG 2 l'ensemble des tests reste valable seul la structure des guidelines changes. Au niveau technique les principales reprises de wcag 2 sont les titles comme label de champ de formulaire, la formule de contraste de couleur et des tests beaucoup plus précis sur la partie javascript et multimédia
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