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Par Laurent Denis, le 19 décembre 2004.
Le Web est un environnement hétérogène, où des utilisateurs aux capacités très variées accèdent au contenu grâce à une grande variété d'agents. Il est de bonne pratique pour les auteurs de créer un contenu susceptible d'atteindre le public le plus large possible, incluant les utilisateurs d'ordinateur de bureau graphiques, de dispositifs et de téléphones mobiles, les utilisateurs handicapés qui peuvent avoir besoin de synthétiseurs vocaux, et les autres dispositifs qui restent à imaginer. En outre, dans certains cas, les auteurs ne peuvent pas prévoir comment un agent montrera ou traitera leur contenu. L'expérience montre que la séparation du contenu, de la présentation et de l'interaction favorise la réutilisation du contenu et son indépendance à l'égard du dispositif de rendu ; ceci suit le principe des spécifications orthogonales (§5.1).
Cette séparation facilite également le réemploi d'une même source auteur dans des contextes multiples. Parfois, des expériences utilisateur fonctionnelles convenant à n'importe quel contexte final peuvent être générées en recourant à un procédé d'adaptation appliqué à une représentation indépendante du mécanisme d'accès. Pour plus d'information sur les principes d'indépendance envers les dispositifs d'accès, voir [DIPRINCIPLES].
Bonne pratique : séparation du contenu, de la présentation et de l'interaction.
Une spécification DEVRAIT permettre aux auteurs de séparer le contenu à la fois des questions de présentation et d'interaction.
Notez que quand le contenu, la présentation et l'interaction sont séparées par le design, les agents doivent les recombiner. Il y a un spectre de recombinaison, avec "le client fait tout" à un bout, et "le serveur fait tout" à l'autre.
Les deux approches ont leurs avantages. Par exemple, quand un client (tel qu'un téléphone mobile) transmet au serveur ses capacités en tant que dispositif d'accès (par exemple, en recourant à CC/PP), le serveur peut ajuster le contenu à délivrer pour qu'il convienne au client. Il peut, par exemple, permettre un téléchargement plus rapide en modifiant les liens pour qu'ils pointent vers des images de moindre résolution, des vidéos plus réduites ou pas de vidéo du tout. De même, si le contenu a été créé avec de multiples branches, le serveur peut supprimer les branches inutiles avant l'envoi. De plus, en ajustant le contenu pour qu'il corresponde aux caractéristiques du client visé, le serveur peut contribuer à réduire le traitement côté client. Cependant, spécialiser le contenu de cette manière entraîne une moindre efficacité de sa mise en cache.
D'un autre point de vue, concevoir un contenu qui sera recombiné côté client tend aussi à rendre ce contenu utilisable par une plus grande variété de dispositifs. Cette conception améliore également la capacité de cache et donne aux utilisateurs plus d'options de présentation. Les feuilles de styles selon les médias peuvent ainsi être utilisées pour ajuster le contenu côté client à des groupes spécifiques de dispositifs de rendu. Pour un contenu textuel avec une structure régulièrement répétée, le poids combiné du contenu textuel et des feuilles de styles est habituellement moindre que celui du contenu recombiné a priori. Le gain est encore accru si la feuille de style est réemployée par d'autres pages.
En pratique, on recourt souvent à une combinaison de ces deux approches. Le choix conceptuel de savoir où une application se situera sur ce spectre dépend des capacités du client, de la puissance et de la charge côté serveur, et de la bande passante du medium qui les relie. Si le nombre de clients potentiels est illimité, l'application s'adaptera d'autant mieux que le client se verra attribué une plus grande part du traitement.
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