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Par Laurent Denis, le 18 juin 2004.
L'UEFA s'engage à rendre ses sites Internet accessibles à tous. C'est pourquoi, l'UEFA a mis au point un site à l'accès facilité (euro2004.com/access) [...]
euro2004.com/access a été développé grâce aux technologies du W3C et respecte les directives pour l'accessibilité aux contenus Web. Le site a été testé en ayant recours aux services de validation automatique fournis par le W3C [...]
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Commentaires
Laurent Denis, le 19 juin 2004
La charte d'accessibilité reflète une démarche très intéressante, par exemple :
... Mais la mise en pratique sur le site est souvent suprenante. A approfondir...
Emmanuel, le 28 juin 2004
L'effet pervers dans le développement de deux sites web au lieu d'un seul, c'est que cela continue d'entretenir le mythe qu'un site accessible est un site laid.
La preuve en est qu'aucun effort au point de vue graphique n'a été apporté sur la version accessible. Pourtant, il était tout à fait possible de faire "chouette et accessible", avec un zeste supplémentaire de CSS.
La seconde conséquence que je n'apprécie guère est que l'accessibilité est traitée de façon à diviser/isoler les utilisateurs. Le site accessible est "à côté" du site principal : "pour vous les valides c'est à droite, pour vous les handicapés c'est à gauche".
Il reste du chemin à parcourir dans les mentalités...
Je reprends toujours le même exemple : à Nantes, le nouveau Tramway (qui n'est plus si nouveau aujourd'hui), intègre en wagon central un accès totalement à même niveau que le sol pour permettre aux poussettes et fauteuils roulants d'y entrer sans souci, le tout dans le même tram : il n'y a pas eu besoin de fabriquer deux machines différentes pour chaque type d'utilisateur. tout le monde vit ainsi ensemble.
Laurent Denis, le 29 juin 2004
Dans un monde sans pitié, la technique du double site a un avantage : elle permet de laisser le graphiste (je n'ai pas dit le designer, Emmanuel !) se défouler sur la version inaccessible, et permet au designer de travailler proprement sur la version accessible. Là où le graphiste sert sa propre vision égocentrique de "l'art", le designer sert le contenu et ses utilisateurs.
(Jugement à l'emporte-pièce, mais à lire entre les lignes)
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