Plan de site Navigation
Blog & Blues Techniques et Standards de la Qualité Web

Accueil > weblog


- Lire le billet précédent - Lire le billet suivant -

Accessibilité et handicaps de compréhension

Par Laurent Denis, le 06 juin 2004.

Source : WCAG and the Myth of Accessibility (comments)

Nous pouvons rendre des sites Web accessibles à ceux qui sont privés de la vue, privés de l'ouïe ou privés de mobilité, ou même à ceux qui sont privés des trois. Nous ne pouvons pas rendre un site Web accessible à ceux qui sont privés de connaissance [cognition].

Trackbacks

Les trackbacks pour ce billet sont temporairement fermés en raison d'une série d'attaques de spam.

Commentaires

Laurent Denis, le 06 juin 2004

Cette sentence provocatrice de Joe Clark répond à une charge hâtive (mais tout de même intéressante) de Kevin Leitch sur les actuelles Directives pour l'accessibilité aux contenus Web, au prétexte qu'elles laisseraient pour compte les personnes ayant un handicap de compréhension, essentiellement au profit des handicapés visuels. Il y a cependant plus à tirer de la controverse :

  • Les directives sont claires lorsqu'elles indiquent qu'une mise en page cohérente, des graphismes identifiables et un language facile à comprendre pourront bénéficier à tous les utilisateurs.
  • Kevin Leitch est tout à fait pertinent quand il met en avant le rôle éventuel de Flash pour aider à la compréhension... mais ce n'est que faute d'un format standard correctement implémenté par les navigateurs actuels, et pour autant qu'un contenu alternatif soit fourni. On pourrait en dire autant de tout contenu animé ou graphique.
  • Gez Lemon, dans son propre commentaire, met en garde contre une dérive évidente : J'ai vu quelques controverses où des gens avaient étudiés en profondeur certains handicaps précis, et partant de là, commencé à prendre leurs décisions sur la base des résultats obtenus pour ce seul type de visiteurs. Aussi respectables qu'aient pu être leurs intentions, ils finissaient invariablement par se tromper et rendre incidemment leur site Web moins accessibles à d'autres visiteurs.

Le mot de la fin me semble revenir à Gez Lemon, lorsqu'il fait référence à la définition de l'accessibilité donnée par Jim Byrne : Personnellement, j'aime l'idée de s'assurer que le contenu est d'abord compréhensible par une machine, puis ensuite accessible aux humains [...] En nous assurant que le contenu est lisible par les machines, nous donnons à davantage d'applications la possibilité de le manipuler. Des programmes de traduction pourront par exemple le traduire dans différents langages. Communicate: Webwise a développé ainsi un navigateur basé sur le système des Symboles Rébus, qui permet à l'internaute de voir les pages soit comme le développeur l'a voulu, soit en texte plat, soit avec le renfort de symboles aidant les personnes souffrant d'un handicap de compréhension à naviguer sur le Web.

Laurent Denis, le 08 juin 2004

A la suite de cet article polémique, Gez Lemon a entrepris d'explorer concrètement quelques mécanismes permettant de rendre un contenu plus accessibles aux personnes ayant un handicap de compréhension. La technique du chunking semble prometteuse : elle consiste à réduire le contenu aux seuls titres hn de la page, sous forme de liens vers les sections correspondantes. Le contenu ainsi fractionné est plus facile à comprendre, en quelque-sorte par étapes.

Un premier jet de script en ligne permet de s'en faire une idée.. Et me rappelle que mon menu contient un titre intitulé Ici... trop peu explicite et à revoir smiley clin d'oeil

Note : les lecteurs d'écran comme Jaws utilisent le même mécanisme de sélection des titres pour offrir un mode de navigation alternatif dans les pages Web.

Les commentaires pour ce billet sont temporairement fermés en raison d'une série d'attaques de spam.